lundi 16 mars 2026

Elections municipales de mars 2026 : Bally BAGAYOKO élu dès le premier tour !

Avec 27 377 votants sur 63 901 inscrits, la participation au premier tour des élections municipales de mars 2026 est dans la fourchette de ce que l’on pouvait  attendre (c’est-à-dire autour de 40 %). La liste conduite par Bally BAGAYOKO a défié tous les modèles statistiques en l’emportant dès le premier tour, récoltant 13 506 voix, soit 50,77 % des votants exprimés. La liste conduite par Mathieu HANOTIN, maire sortant, a obtenue 8 698 voix, soit 32,7 %. Le cumul de ces deux listes, en valeur relative, est conforme aux modélisations. D'ailleurs, les autres listes (5 en tout) se sont partagés le reliquat des votants et ont réalisé des scores faibles, ne passant pas la barre des 5 %, à l’exception de Révolution Permanente avec 7,12 % des votes qui pourra ainsi siéger au Conseil municipal.

Le score des petites listes étaient assez prévisibles et les hypothèses modélisées ne prévoyaient pas qu’elles soient en mesure de passer la barre des 10 % et se maintenir pour un second tour. Aussi, et vous l’aurez compris, la surprise est venue de la liste conduite par Bally BAGAYOKO qui a réalisé un score jamais vu pour une liste de La France Insoumise (LFI) à Saint-Denis ou même une liste PCF (sauf pour ce dernier parti à remonter à "une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas se souvenir").

 

En conséquence, Bally BAGAYOKO mérite le triomphe que lui ont donné ses supporters dans la mairie de Saint-Denis hier soir. L’espoir lui a en fait permis de déplacer des montagnes, en obtenant un score que les bolos qui lui ont servi de mentors dans les années 2000, n’ont jamais obtenu et n’auraient sans doute jamais cru possible. Il peut savourer sa victoire.

 

Comment l’expliquer ? Indéniablement, il est allé chercher avec les dents les électeurs, ne se contentant pas des scores LFI et PCF aux précédentes élections, et a su capitaliser sur son image d'enfant de Saint-Denis et d'Afrique (je vous renvoie à mon analyse faite déjà à l'époque en 2019 : J'habite à Saint-Denis: Elections municipales de 2020 à Saint-Denis : un enfant d'Afrique pour maire !). Néanmoins, une analyse plus fine sera nécessaire pour mieux comprendre les dynamiques à l’échelle de chaque quartier de la ville qui ont eu lieu au cours de cette élection qui fait de Saint-Denis la première ville d’importance prise à l’échelle nationale par La France Insoumise.

 

Et maintenant ? Pour Bally BAGAYOKO, tout commence. Le premier des Dionysiens devra faire faire à d’immenses défis auxquels tous ses prédécesseurs ont été confrontés, auxquels s’ajoute désormais la crise économique qui vient (provoquée par les politiques ultralibérales des gouvernements en place et accélérée par l’attaque israélo-américaine sur l’Iran) et la fin de l'argent public. Bon courage à lui et que le Trés-Haut lui vienne en aide. Il en aura sacrément besoin...

vendredi 13 mars 2026

Elections municipales 2026 : les 15 et 23 mars allez voter !!!!

 Les dimanche 15 et 22 mars auront lieu les deux tours des élections municipales.

 

Je vous encourage à accomplir votre devoir de citoyen en vous rendant aux urnes. En mémoire de nos aïeux qui ont affronté la tyrannie pour que nous ayons le droit de vote, je ne rate jamais une élection.

 

Je me permets d’insister sur le fait que nous rendrons deux fois aux urnes. Oui, deux fois !

 

Une première fois pour le premier tour, qui interviendra donc ce dimanche, le 15 mars. Une deuxième fois lors du second tour le dimanche 22 mars pour départager la liste conduite par notre maire Mathieu HANOTIN et celle de son challenger Bally BAGAYOKO, ancien maire-adjoint. 

 

Pourquoi j’insiste ? Je viens de lire un article du quotidien régional Le Parisien paru hier, le 12 mars, sur le meeting du 11 mars de Bally BAGAYOKO, tête de liste pour la liste LFI/PCF à Saint-Denis. Or, la journaliste a dû être sacrément impressionnée car elle revient par deux fois (en citant le candidat Bally BAGAYOKO et une de ses militants) sur la croyance en une victoire dès le premier tour de la liste LFI/PCF. Je cite l’article : « Le candidat Insoumis Bally BAGAYOKO, 52 ans, affiche un large sourire. Lui vise la victoire et ce, dès le premier tour. « Regardez cette, salle, c’est pas seulement un meeting, c’est un peuple qui rassemble et qui refuse qu’on décide à sa place, martèle celui qui a été élu pendant dix-neuf ans aux côtés des communistes Etes-vous prêts à gagner le 15 mars prochain ? Parce que moi et notre équipe, nous sommes convaincus que nous pouvons gagner » et « Portée par l’élan, à la sortie du meeting, Fatma Diah, militante du quartier Romain Rolland, est remontée à bloc « Normalement, le premier tour, c’est plié ! »

 

Je vais donc être direct et m’adresser à M. BAGAYOKO : virez le bolos qui vous sert de directeur de campagne !

 

Vous n’avez aucune chance de plier le match au premier tour et pas davantage au second…

 

Vouloir motiver ses militants avec ce genre de fable est particulièrement risqué. Vous devriez justement relire la fable de l’ours et les deux compagnons de Jean de La Fontaine. Dimanche soir, non seulement vos militants vont vous en vouloir de les avoir trompés, mais aussi tous les Dionysiens verront ce que vaut ce genre de propos.

 

J’imagine que cet excès d’enthousiasme vient des résultats des précédentes élections législatives, l’article citant les propos d’une de vos colistières qui parle de la défaite de Mathieu HANOTIN aux législatives de 2017. Les élections de 2022 venant probablement amplifier cette idée… Malheureusement, s’appuyer sur les chiffres de ces élections conduit à s’intoxiquer soi-même.


Si votre directeur de campagne vous a raconté que vous pouviez compter sur un réservoir d'une douzaine de milliers de voix, c’est faux. C’est même pas optimiste, c’est tout simplement faux !!!


Les contextes particuliers liés à ces deux élections (émergence d’En Marche en 2017 et union de la gauche en 2022, la défunte NUPES) brouillent complètement la lecture de ces élections. Votre directeur de campagne aurait dû davantage analyser bureaux par bureaux les résultats des élections régionales et départementales, prendre en compte la prime au maire, répliquer les tendances observées dans des communes sociologiquement similaires, étudier la situation de Pierrefitte, etc… Il en aurait tirer plus d’enseignements utiles, à moins qu’il n’ait fait son boulot et que la décision a été prise de mettre en pratique la méthode Coué pour pallier l'absence de scénario crédible de victoire.


Ah ! L'espoir. Cela peut rendre un homme fou.